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Elèves en danger…mais en toute légalité !

A l’appel d’un collectif d’enseignant.e.s et de parents d’élèves, de RESF 23 et de SUD éducation Limousin, environ 150 personnes se sont rassemblées devant le collège Martin Nadaud à Guéret en soutien aux familles de plus de 40 élèves menacé.e.s d’expulsion. Scolarisé.e.s à l’école Prévert, au collège Martin Nadaud ou encore au lycée Favard. Ils ont reçu une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) de la préfecture et sont donc expulsables à tout moment.

Après avoir fait le tour des établissements scolaires de la ville en réaffirmant leur solidarité et leur engagement, une petite délégation (dont RESF 23 était exclue, la préfecture refusant depuis plusieurs mois toute entrevue avec cette association qui soutient administrativement et politiquement les sans papiers du département ) était reçue à la préfecture. Personnels et parents d’élèves ont rappelé les risques encourus par ces enfants dans leurs pays d’origine : mort, guerre, Ebola, prostitution ; ils ont alerté quant à la menace d’une mère qui disait « Si je mourais, mes enfants pourraient rester » (en tant que mineurs isolés) ainsi que sur les conditions de vie actuelles de ces familles (sans logement, bons d’alimentation…). Devant cet état de fait, la préfecture a réaffirmé son rôle de respect de la législation en vigueur, son refus d’accorder un titre de séjour et, tout en saluant les initiatives, a exprimé sa volonté de ne pas voir la mobilisation se poursuivre (sic).

Bien évidemment les manifestant.e.s solidaires n’entendent pas se soumettre à ce « conseil » de la préfecture, ne se laisseront pas dicter ce qu’ils ont à faire et ne lâcherons rien ! C’est dans cet esprit qu’après avoir été reçue en préfecture, la délégation a fait un compte rendu de l’audience devant les manifestant.e.s resté.e.s dehors et rappelé les luttes actuelles menées par les sans papiers, les migrant.e.s et leur soutien, notamment la marche Vintimille-Londres, ainsi que l’urgence d’abroger toutes les lois racistes (dont la dernière « asile et immigration »), la fermeture de tous les centres de rétention administratifs, la régularisation de tou.te.s les sans-papiers et la liberté de circulation et d’installation.

Décidé.e.s à ne pas voir un jour des chaises vides dans les classes, ni à mettre des enfants en situation de grave danger, tou.te.s les participant.e.s ont souhaité poursuivre la lutte. Communiquer, amplifier le mouvement et faire du lien pour dénoncer cette politique migratoire inhumaine seront donc à l’ordre du jour pendant les semaines à venir.

Des rassemblements sont donc prévus tous les jeudis à 18h afin d’établir une veille quant aux situations de ces familles.

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